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Comment devenir un leader confiant en doutant de toi-même

28 Avr 2020Confiance en soi, Décrocher ton premier poste en gestion

J’étais touchée et anxieuse en même temps.

Un client que je desservais régulièrement pour ses évaluations psychométriques demandait à être servi exclusivement par moi. Il refusait de faire affaire avec un autre consultant.

Ma première réaction était de me sentir flattée. S’il voulait collaborer avec moi de nouveau, c’était probablement parce que j’avais réussi à bien le desservir.

Toutefois, j’ai un grand défaut : je ne suis pas particulièrement confiante en moi. Je ne me sens donc jamais compétente bien longtemps.

Après quelques secondes, je me suis dit : « si le client souhaite absolument faire affaire avec moi, c’est qu’il a probablement vécu une très mauvaise expérience avec un autre consultant ».

Et puis, cela m’a frappée : « Je dois absolument comprendre ce qui s’est passé afin de ne pas répéter la même erreur! »

La tendance à douter de soi

Tu as peut-être, comme moi, de la difficulté à t’attribuer le mérite qui te revient. Tu crains d’échouer, même lorsque tu fais face au plus grand des compliments.

Peut-être même que, comme plusieurs des futurs leaders que j’accompagne, tu crois que tu n’as pas suffisamment confiance en toi pour devenir gestionnaire.

Après tout, être gestionnaire implique de prendre des décisions qui ont un impact important sur l’entreprise et sur l’équipe. En devenant leader, tu dois paraître solide en toutes circonstances et savoir où tu t’en vas. Ton équipe va compter sur toi.

N’est-ce pas?

En fait, est-ce vraiment un grand défaut de douter de soi? Et est-ce un frein au leadership? Des études très solides indiquent qu’en quantité raisonnable, le doute peut énormément te servir sur le plan de la performance… surtout en situation de leadership.

Armés de la science, on détruit le mythe du leader confiant.

Le piège du leader trop confiant

Si tu es trop confiant, tu es souvent convaincu d’avoir raison. Toujours optimiste, tu sais comment inspirer les autres, car tu vois grand. Ta solidité donne espoir que l’équipe va atteindre ses objectifs.

La première impression que tu laisses est souvent très positive. C’est pourquoi tu as plus de chances d’obtenir ton premier poste en gestion qu’un aspirant leader moins confiant.

Mais cette attitude a aussi des impacts négatifs importants. Puisque tu penses toujours réussir, tu fixes parfois des objectifs trop ambitieux. Tu persévères dans des projets qui vont clairement échouer.

Tu risques de t’attribuer le mérite qui revient à ton équipe ou à tes collègues. À long terme, ta trop grande confiance mène à l’arrogance, aux conflits et à la démobilisation. Bref, tu surestimes tes capacités et tu te retrouves donc à être moins performant qu’un leader qui se remet en question — c’est prouvé.

Ton développement professionnel s’en trouve également freiné. Si tu as toujours raison, pourquoi devrais-tu écouter les autres et les faire participer aux décisions? Après tout, tu sais mieux que les autres vers où il faut aller pour réussir.

Pourquoi devrais-tu tenir compte de leurs critiques? Ils sont simplement jaloux de ton succès. Pourquoi devrais-tu te développer si tu es quasiment parfait? Ce sont les autres qui ont besoin d’amélioration.

Ainsi, ton succès stagne, car tu n’es pas réceptif à ce que tu peux faire de mieux ou de différent. Tu es peu préoccupé par ce que les autres pensent de toi. Ça t’empêche de te questionner sur ton impact relationnel, et donc d’améliorer celui-ci.

Le piège du leader peu confiant

À l’inverse, si tu es peu confiant, tu as de la difficulté à trancher par toi-même. Tu as peur de commettre des erreurs. Tu sembles parfois peu convaincu de tes idées, ce qui t’empêche d’influencer les autres. Globalement, tu paraîs moins rassurant.

Lorsque tu es critiqué, tu peux te sentir menacé. Tu te sens attaqué, alors tu te défends, tu te justifies. Tu tentes de préserver ton image. Sous cette couche défensive, tu es aussi envahi par le découragement et un grand sentiment d’échec.

Tu as l’impression d’être incompétent, l’impression que tu ne pourras jamais t’améliorer. À quoi bon faire des efforts pour te développer puisque tu ne deviendras jamais un bon leader?

Tu deviens donc trop prudent. Tu évites de prendre des risques pour éviter de te sentir démoli à nouveau.

Quand tu es peu confiant, tu t’inquiètes constamment de la perception des autres et de ta performance. Ça te gruge énormément d’énergie.

Que pourrais-tu accomplir de plus si tu mettais ton énergie aux bons endroits?

En vérité, on oscille tous entre ces extrêmes de confiance et de manque de confiance. À certains moments, dans certains types de situations, tu as confiance en toi. À d’autres moments, c’est l’inverse.

Les deux extrêmes de la confiance en soi comportent des inconvénients. La zone idéale se situe entre les deux:

Comme leader, vous êtes plus performant orsque vous doutez sainement de vos capacités.

Pour trouver cette zone et y demeurer, tu dois apprendre à douter sainement de tes capacités.

Pendant que tu es là...

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Comment développer une stratégie de doute sain

En devenant un leader qui doute sainement, tu acceptes d’être un humain qui réussit parfois et qui, à d’autres moments, commet des erreurs:

  • Tu sais que te développer demande des efforts, mais que ça en vaut l’investissement.
  • Tu écoutes les suggestions et les critiques, mais tu sais que ce sont des perceptions et non des vérités absolues.
  • Tu sais que d’avoir des points à améliorer n’affecte en rien ta valeur comme être humain.

Tu as donc appris à rechercher du feedback et à l’utiliser pour mieux performer. Tu n’aimes pas nécessairement échouer, mais quand ça t’arrive, tu apprends de la situation. Ce que tu apprends guide tes actions futures.

Comment devenir ce leader qui doute sainement? Voici quelques stratégies simples:

  • Au lieu d’attendre anxieusement que le feedback te tombe dessus sans que tu ne t’y attendes… Sois proactif en demandant du feedback chaque jour à tes collaborateurs;
  • Plutôt que de demander uniquement du feedback négatif et te sentir nul… Demande aussi : « Qu’est-ce que tu as le plus apprécié de mon approche aujourd’hui? »;

  • Au lieu d’utiliser uniquement la perception des autres pour t’améliorer, prends 5 minutes chaque jour pour t’autoévaluer;

  • Plutôt que de t’inquiéter constamment à l’idée d’échouer, utilise tes erreurs pour apprendre et ajuster tes actions.

Douter sainement pour développer une stratégie de succès

En demandant à mon client pourquoi il tenait à faire affaire avec moi, il m’a donné des informations très utiles pour la suite :

  • Il appréciait d’obtenir un service rapide;
  • Il aimait la profondeur de mes interventions;
  • Ma capacité de synthèse l’aidait à prendre des décisions d’embauche rapides.

J’ai été très étonnée de constater que c’était précisément ces actions qui avaient le plus contribué à sa satisfaction. J’ai réalisé que je ne me concentrais pas sur les actions qui avaient une réelle valeur ajoutée aux yeux de mon client.

J’ai aussi compris que je devais m’attarder aux actions qui ont un impact positif sur mes clients, et trouver des façons de les répéter chaque fois que c’est possible.

En répétant l’exercice avec d’autres clients, j’ai continué d’apprendre :

  • Une cliente m’a partagé qu’elle se sentait confiante de prendre une décision après nos discussions. En creusant avec elle, j’ai compris que sa confiance provenait de ma capacité à lui faire des recommandations claires;
  • Un autre partenaire m’a partagé qu’il aimait recevoir nos documents avant nos rencontres téléphoniques afin de mieux s’y préparer;
  • On m’a aussi dit à plusieurs reprises que mes explications étaient très claires.

Ces commentaires ont formé la base de ma « stratégie de succès » pour mieux satisfaire mes clients :

  • J’ai commencé à offrir systématiquement des plages de disponibilité 24 à 48h après la demande initiale du client;
  • Je continue d’acheminer les documents à mes clients à l’avance;
  • Je mets encore plus de soin à préparer mes explications afin que mon message soit concis et clair;
  • À la fin de chaque préparation à une rencontre, je me demande « comment puis-je ajouter de la profondeur à mon message? » et je fais au moins un ajustement;
  • Je partage le feedback de mes clients à mes collègues afin qu’ils puissent eux aussi ajuster leur approche pour mieux les desservir.

En raffinant en continu ma stratégie de succès, tous mes clients en bénéficient. La satisfaction de mes clients augmente constamment, et ma popularité aussi.

Si je n’avais pas douté de ma capacité à réussir, je n’aurais jamais demandé à mon client ce qui motivait sa demande. Je n’aurais pas pu découvrir ces ingrédients clés qui contribuent activement à la qualité du service que j’offre.

Maintenant, quand un client me communique sa satisfaction :

  • Je prends le temps de savourer son commentaire;
  • Je lui demande ce qu’il apprécie de ma prestation de services;
  • S’il y a des éléments nouveaux, je bonifie ma stratégie de succès.

Comment développer ta stratégie de succès

À ton tour de construire ta stratégie de succès de leadership avec ces 3 étapes:

  1. Identifie un thème sur lequel tu aimerais te développer en lien avec ton leadership;
  2. Demande du feedback sur ce que tu fais bien et moins bien;
  3. Chaque jour, élimine les actions qui nuisent à ton objectif de développement, et fais plus de celles qui t’aident.

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